MES LOISIRS

Interview de Michael JONES

Arnaud Onnainty Propos recueillis
Mise à jour 21/08/2026
Temps de lecture 4 minutes

Né au Pays de Galle, à Welshpool le 28 Janvier 1952. Il est chanteur et guitariste franco gallois, c'est Michael JONES qui est au micro de Seniors Mag aujourd'hui. 

INTERVIEW

 

" Au vu du succès et de l’engouement du public la tournée s’est prolongée... "

 

S.M. : Comment est né cette idée de tournée, l’Héritage Goldman ?

M.J. :

Cette tournée est née dans la tête d’Erick Benzi qui a réalisé et arrangé beaucoup d’albums, notamment ceux de Fredericks Goldman Jones... Il a eu l’idée de faire l’Héritage Goldman qui devait être une série d’albums avec des artistes et une date à l’Olympia pour promouvoir l’album. Les places se sont vendues en 3 jours, nous avons rajouté une date au Dôme de Paris et ça a évolué en tournée. Au vu du succès et de l’engouement du public la tournée s’est prolongée cet automne et nous allons continuer en 2024, de mars à avril et de septembre à octobre prochain !

 

S.M. : Est-ce toujours un plaisir pour vous de chanter et faire revivre ces chansons ?

M.J. :

Evidemment, sinon je ne le ferais pas. Jean Jacques nous a légué de très belles chansons en héritage. On ne le fait pas tel qu’on le faisait à l’époque, nous les avons modernisés. Beaucoup de chansons ont été adaptées en rock-celte. Les jeunes artistes interprètent les chansons à leur manière, en gardant leur identité.

 

S.M. : Tous ces jeunes artistes qui transmettent l’héritage de Goldman, le connaissaient-ils ?

M.J. :

Certains artistes étaient un peu trop jeunes à l’époque où on a tourné, mais ils ont dû les connaître à travers leurs parents. Nous sommes 3 générations sur scène et 4 générations dans le public ! Il y a des personnes qui nous suivaient à l’époque, ainsi que leurs enfants, petits-enfants et parfois arrières petits-enfants ! L’héritage Goldman est un vrai spectacle avec une véritable mise en scène, c’est pas du tout le même esprit qu’un tribute de Goldman. C’est comme si le public venait faire la fête avec nous, le partage est très fort.

 

S.M. : Etes-vous nostalgique de cette époque ?

M.J. :

J’ai passé de très bons moments et j’ai des souvenirs merveilleux mais non ! Je ne suis pas quelqu’un qui regarde en arrière, ce qui est passé est passé, il faut regarder en avant.

 

S.M. : Jean-Jacques Goldman, est-il venu voir la tournée ?

M.J. :

Pas pour le moment. Il a arrêté de faire des tournées à 50 ans, ce qui est jeune. Je pense qu’il a arrêté car il devait savoir que c’était le moment pour lui.

 

S.M. : Aviez-vous un droit de regard ou étiez-vous complètement libre sur cette tournée et qui allait vous accompagner ?

M.J. :

Erick Benzi était totalement libre de faire ce qu’il voulait. On savait que JJG aime bien que les chansons revivent et il savait qu’Erick respecterait ses musiques. Je ne suis pas du tout intervenu sur les arrangements de l’album, j’ai juste chanté dessus et joué un peu de guitare, c’est tout. Ensuite, quand on a commencé à répéter pour la scène, en revanche, je suis intervenu pour adapter les chansons pour le public. Le premier album étant totalement gospel, il a fallu dynamiser un peu la musique pour que ça soit plus rock pour le spectacle.

 

S.M. : Comment le casting s’est passé pour ces jeunes ? Quels étaient les critères ?

M.J. :

Le critère était la qualité d’interprétation des chansons avant tout. Il fallait trouver la voix qui correspondait aux titres, dans chaque cas. Il fallait que chaque voix aille une identité qui nous emmène encore plus ailleurs. Cela a permis de trouver ces jeunes talents.

 

S.M. : A titre personnel, avez-vous des projets ?

M.J. :

Pour le moment je vais aller jusqu’au bout de cette aventure. Il va y avoir probablement un album live, ce qui représente beaucoup de travail. On aimerait bien le faire pour la fin de l’année. Mais je n’ai pas d’autre projet en tête pour le moment.

 

Rédigé par

Arnaud Onnainty

Arnaud Onnainty évolue depuis plus de vingt ans da…
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