Diabète et injection d'insuline, l'importance de la maîtrise du geste

  • Par Viens Lisa
  • Mise en ligne : 29 septembre 2020
  • Mise à jour : 29 septembre 2020

Près de 800 000 personnes diabétiques en France pratiquent l’auto-injection d’insuline. L’apprentissage du geste se fait essentiellement à l’annonce du diagnostic (patient diabétique de type 1) ou lors du passage à l’insuline (patient diabétique de type 2), quand le patient est submergé d’informations nouvelles et importantes. « L’acte d’injection est à l’évidence considérée comme secondaire », regrette Gérard Raymond, président de la Fédération Française des Diabétiques. Et pourtant... la juste dose d’insuline est aussi fonction de la qualité de la technique d’injection.

Alors que 25% des patients diabétiques sont traités par injections quotidiennes d’insuline, beaucoup n’appliquent pas la technique d’injection optimale. Formation de « boules de graisse », douleurs, saignements voire même impact sur l’équilibre glycémique, telles sont les conséquences d’un geste ne respectant pas certaines bonnes pratiques.

 

Les bonnes pratiques d’injection pour éviter bien des complications

En effet, 9 patients sur 10 n’appliquent pas de schéma optimal de rotation des sites d’injection qui préviendrait les lipohypertrophies. (formation de boules de graisse) « Et un sur trois s’injecte dans ces zones sans en mesurer les conséquences sur la résorption, alors imprévisible, de l’insuline, à l’origine de variations de la glycémie, des doses d’insuline injectées... et d’hypoglycémies » souligne le Docteur Mosnier-Pudar, médecin spécialiste en diabétologie au Centre Hospitalier Cochin à Paris. Enfin, près d’1 patient sur 4 réutilise ses aiguilles à stylo.Pour une injection maîtrisée, et ainsi une insulinothérapie sans aléa glycémique, des règles d’auto-injection ont été consensuellement établies par un groupe de 150 experts internationaux lors de l’évènement scientifique Fitter en 2015, et qui a abouti à la publication d’un nouveau référentiel sur la technique d’injection en septembre 2016 : repérage des lipohypertrophies, rotation des sites d’injection, préconisation d’aiguilles courtes (4 mm préférentiellement) pour atteindre le tissu cible de l’injection, entre derme et muscle, et la non réutilisation des aiguilles.Pour faciliter l’apprentissage d’une technique d’injection correcte, au long cours, gage de meilleur équilibre glycémique une plateforme tutorielle, « BD and MeTM. » a été mise en place. Celle-ci est conçue pour le patient, premier concerné, qui apprend à son rythme, possiblement 24 heures sur 24. L’outil est intuitif et adapté aux besoins de chacun et est un relais complémentaire fiable des conseils donnés par les professionnels de santé.Son contenu reprend, de façon pédagogique, les nouvelles recommandations pour la délivrance de l’insuline. 26 vidéos traitent des modalités de l’injection : se piquer au bon endroit, avec la bonne longueur d’aiguille, gérer les bosses aux sites d’injection, connaître la vitesse de résorption selon le site d’injection, faire un pli cutané...

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