Rencontre avec le chanteur Frédéric François

  • Par Rencontre avec le chanteur Frédéric François
  • Mise en ligne : 02 mai 2022
  • Mise à jour : 02 mai 2022

" Cet album, c'est un aboutissement ! "

 

Seniors Mag : Après 5 décennies de succès vous revenez avec une double actualité, une tournée et un album de duos, d'où vient cette inspiration ?

 

Fédéric François : Cet album, c'est un aboutissement et l’idée n'était pas de moi mais de Bénabar. Lors d’une interview il a dit qu’il aimerait faire un duo avec moi, de là on s’est appelé et de fil en aiguille, je me suis dit « toutes ces chansons qui sont dans la mémoire collective, que tout le monde connaît, ce serait terrible que tous les amis que j'ai dans le métier depuis des années, puissent les chanter avec moi ». J'ai une équipe qui les contacte et on cherche pour chacun une chanson qui leur correspond dans la tonalité, dans le style… Il y a donc Bénabar, on été contacté aussi Jean Baptiste Guégan et toute une nouvelle génération pour chanter ces chansons qui font partie de la vie de millions de gens, tout simplement !

 

" C'est un projet qu’on ne fait qu'une fois dans sa carrière ... "

 

S.M. : Vous nous faites revivre vos plus grands succès désormais des classiques de la chanson française avec un vent de fraîcheur.

 

F.F. : Exactement c'était une très bonne idée, mais ce n'était pas un manque car je compose toujours. C'est un projet qu’on ne fait qu'une fois dans sa carrière quand l’opportunité se présente, et je l’ai saisie. Ce fut long car j'ai dû m'occuper de dix-neuf personnes, entre le choix des chansons, les revisiter un petit peu musicalement, être en studio, les guider qu'il rentre dans mon monde mais en gardant leur identité, leur façon de faire, mais que ça corresponde à ce que les gens connaissent, garder le cœur des chansons que je ne voulais pas dénaturer, le mettre à notre rythme... En 3 mots « superbe et gros projet ! »

 

S.M. : Comment vous avez choisi les duos ?

 

F.F. : Toutes ces générations connaissaient déjà les chansons par cœur, parce que ce sont des chansons qui se transmettent de génération en génération  ; J’ai eu l’énorme chance de choisir les duos. Certaines personnes ont refusé la proposition de chanson et on en a trouvé une autre qui collait bien ; il y a eu des échanges. Elsa par exemple, nous a dit rapidement " C'est un projet qu’on ne fait qu'une fois dans sa carrière, ... " 17 « Moi, j’aimerais chanter mon cœur te dit je t'aime », et je lui ai dit, «  D’accord je te la garde  !  ». Il y a aussi tout une équipe autour de moi qui a permis de coordonner nos différentes contraintes aux uns et aux autres (studio, tournées, etc.)

 

S.M. : Qu'avez vous fait cette dernière année ?

 

F.F. : Pendant cette période, j'ai enregistré l'album la liberté d’aimer, tout seul. J'ai fait installer dans mon sous-sol un studio. Tout était sur place, je m’installais derrière le micro, mettais mon casque et n'avais plus qu'à pousser un bouton pour enregistrer (rires). Plus sérieusement c’était une période compliquée. On était enfermé, on ne pouvait pas voir nos enfants, ma femme était très triste. On a passé des moments durs, comme pour tout le monde. Je lui disais « imagines que c’est la Saint-Valentin et qu’on la fête tous les deux… ».  Je me suis aussi mis à cuisiner, j'ai aidé ma femme, j'ai participé à plein de tâches…


 

" C’est un contact privilégié pendant deux heures. "

 

S.M. : Comment choisissez-vous vos chansons pour la tournée ? Y a t il des critères ?

 

F.F. : Les gens viennent retrouver les points de repère de leur vie, des chansons qui sont dans leur cœur, des souvenirs de famille, naissances, mariage, etc. Il y aura des grands classiques comme « je t’aime à l'italienne », mais aussi quelques nouvelles chansons. Très souvent lors des concerts je commence par « mon cœur te dis je t’aime  » et les gens hurlent déjà, ils reconnaissent leurs chansons et c'est ça qui me fait plaisir. C’est une sorte de communion immédiate. Vous savez que je connais toutes mes chansons par cœur, car j'ai envie de voir le public, de les regarder dans les yeux, de les voir sourire, heureux. C’est un contact privilégié pendant deux heures.

 

" À chaque fois que je sors un album, je suis angoissé comme au premier."

 

S.M. : Un chiffre pour résumer votre carrière : 513 chansons enregistrées, quel est votre succès pour durer ?

 

F.F. : Je n'ai pas de secret, à chaque fois que je sors un album, je suis angoissé comme au premier. J’essaye d’évoluer avec le temps sans me dénaturer, ni trahir mon public, j'ai ma façon d'écrire, de faire les mélodies, c'est mon ADN. Je dirige les musiciens et la choriste pour amener la chanson là où je veux. Dans chaque album, j’espère qu’une chanson sera un tube, j'essaie d'aller chercher l'émotion des mélodies. Je discute beaucoup avec des paroliers pour justement avoir des chansons que les gens s'approprient, qu’ils identifient à leur histoire. Ce sont des chansons de la vie que je mets en musique comme je sais le faire. S.M. : Vous avez collaboré avec des amis sur cet album, des jeunes chanteurs aussi, quel regard portez-vous sur cette nouvelle génération ? F.F. : Tous ceux qui sont sur l’album sont des gens avec qui j’avais envie de chanter, qui ont des voix formidables, avec des stars confirmées mais j’ai aussi tendu la main à des chanteurs moins connus mais qui avaient des belles voix. Je leur ai dit « non, je vais t’aider et tu vas chanter avec moi une chanson ». Car ils le méritaient, je pense à Mario, à Magalie. Ensemble, on a fait des trucs merveilleux ! Tout le monde était heureux et chacun a écrit un mot qu’on retrouve dans l’album.

 
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