Deux activités vivifiantes, insolites et pédagogiques en Bassin d'Arcachon !

  • Par Valérie Macquet
  • Mise en ligne : 23 mai 2022
  • Mise à jour : 24 novembre 2022

Quand on pense bassin d’Arcachon, on pense, bien sûr Dune du Pilat, Pont d'Aquitaine, Opéra National de Bordeaux, vignobles, etc... Et il est vrai que ce sont quelques-uns des incontournables de la région. Mais il existe également d’autres trésors cachés que Seniors Mag a décidé de vous faire découvrir, à travers les quelques lignes qui vont suivre, avant que l’envie ne vous prenne d’aller vivre sur place, ces deux expériences aussi atypiques que délicieusement iodées... ! 

PESCATOURISME : « VIS MA VIE D’OSTRÉICULTEUR »

Le pescatourisme est un concept originellement venu d'Italie, puis d'Espagne. Il consiste à découvrir, dans une démarche d’éco-tourisme, l’univers passionnant des métiers de la mer. Il vise à valoriser et promouvoir les modes de vie, les habitudes et la culture des personnes vivant de la pêche  maritime, mais aussi de l'aquaculture,  de la conchyliculture,  la cérastoculture (l'élevage  et la reproduction des coques) ou encore l’ostréiculture (élevage des huîtres) …

Ainsi, les ostréiculteurs du bassin d’Arcachon (que l’on appelle tendrement les « paysans de la mer » !) riches d’un savoir-faire unique, et leurs huîtres, d’une saveur exceptionnelle adorent faire découvrir leur métier.

En accompagnant l’un d’eux dans les parcs vous toucherez du doigt ce métier ancestral et comprendrez mieux quels sont les enjeux de la protection de cet environnement naturel exceptionnel. Quelques heures avant la marée, vous embarquerez en bateau avec l’un de ces paysans de la mer. Vous naviguerez ensemble vers son terrain de jeu : direction les parcs d’élevage ostréicole du bassin d’Arcachon où sont produites chaque année entre 8 000 et 10 000 tonnes d’huîtres ! Une fois sur place, vous assisterez au travail captivant de votre guide. Vous découvrirez combien ses tâches variées exigent une grande polyvalence... De la pose des collecteurs de naissains, jusqu’à la vente des huîtres, en passant par le retournement ou le dédoublage des poches, le nettoyage des parcs ou la récolte en elle-même. Ces riches découvertes seront suivies de la dégustation, sans modération…

Plaisir des papilles garanti au moment de goûter ces trésors de la mer, on ne peut plus fraîches et si puissamment iodées ! En couple, entre amis ou en famille, cette expérience ludique vous plongera au cœur des traditions du bassin d’Arcachon, et vous régalera, dans tous les sens du terme !

A LA DÉCOUVERTE DES CABANES TCHANQUÉES

Au large d’Arcachon, l'Île aux Oiseaux - un petit paradis sauvage de 3 km2 au cœur du bassin - abrite cinquante-trois cabanes en bois.

Parmi elles, fièrement dressées au-dessus de la mer, émergent deux cabanes Tchanquées. Ces petites merveilles architecturales, emblématiques du bassin d’Arcachon peuvent se visiter lors d’excursions quotidiennes sur l'île aux Oiseaux, au départ du port d’Arcachon ou du Moulleau.

A bord d’une pinasse – l’embarcation traditionnelle du Bassin d’Arcachon - vous rallierez l’île aux oiseaux, ce fabuleux site naturel classé aux allures de bout du monde.

Mais laissez-nous d’abord, vous conter l’histoire de ce patrimoine historique précieux...

Les premières cabanes en bois sur pilotis furent érigées par les ostréiculteurs du bassin d’Arcachon pour surveiller leurs parcs à huîtres sans être tributaires des marées. La toute première cabane Tchanquée de l’île aux Oiseaux fut édifiée sur un banc de sable par l’ostréiculteur Martin Pivert en 1883. Perché sur des pilotis, cet abri offre alors une vue imprenable sur les parcs ostréicoles et permet aux gardiens de surveiller les éventuels voleurs, de jour comme de nuit, à marée haute comme à marée basse (en gascon, les tchanquées représentent les traditionnelles échasses des bergers). Mais la cabane cède en 1943, sous le joug d’une tempête (les restes de ses fondations sont encore visibles aujourd’hui à marée basse). M. Landry, un charpentier menuisier d’Arcachon érige, en 1945, une nouvelle cabane sur le même modèle. Puis en 1948, c’est au tour de M. Longau, le maire adjoint aux travaux de La Teste-de-Buch et entrepreneur, de construire sa propre cabane tchanquée. Les deux cabanes continuent toujours à émerveiller les visiteurs. Celle de M. Landry se distingue par ses volets rouges, elle porte le numéro 03. Celle de M. Longau porte le numéro 53 et est dotée de jolis volets blancs ! Sachez cependant que visiter l’île aux oiseaux et ses cabanes, véritables trésors du patrimoine local se mérite... En effet, les bateaux ne pouvant accéder aux cabanes tchanquées qu’à marée haute, il vous faudra vous aventurer pieds nus dans la vase si vous voulez les approcher de près à marée basse !

 

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