Découvrez l'interview de Kev Adams !

  • Par Alyssa Mauzac
  • Mise en ligne : 07 novembre 2019
  • Mise à jour : 07 novembre 2019

Kev Adams, de son vrai nom Kevin Smadja est né le 1er juillet 1991 à Paris. Il a 2 frères cadets : Noam et Lirone. Jeune humoriste, il est connu pour ses spectacles d'éternel Ado, il est aussi acteur reconnu pour ses rôles au cinéma dans "Les Profs", "Fiston" ou encore "Les nouvelles aventures d'Aladin" et au petit écran dans "Soda".

« Moi j'aurai toujours une âme d'enfant, j'ai toujours aimé rire et m'amuser. "

S.M. : Kev’, vous fêtez vos 10 ans de scène et vous n'avez pas encore pris une seule ride. Est-ce votre marque de fabrique ?

K.A. : Je crois qu’être jeune n'a rien à voir avec l'âge. Je pense qu'on peut être extrêmement jeune et avoir 82 ans ! Ça se passe dans le cœur et dans la tête. Moi j'aurai toujours une âme d'enfant, j'ai toujours aimé rire et m'amuser. Ce que je joue aujourd'hui est foncièrement différent d'il y a 10 ans. Malgré le fait que je me sens toujours aussi jeune dans ma tête, mon corps a quand même un peu vieilli...

S.M. : Votre public a grandi avec vous. Est-ce que vous ciblez cependant de nouveaux collégiens ?

K.A. : Pour être honnête je vise tout le monde et personne en même temps. J'ai écrit ce spectacle de manière égoïste en me disant « tu as 28 ans, bientôt 30 », j'ai autant envie de me faire rire moi, que mes potes de 30 ans, ou ma famille. Du coup j'ai surtout réfléchi à ce dont j’ai envie de parler. Jusqu'à présent il y a des gens de tous les âges dans la salle et c'est dingue de voir qu'il y a des couples de 70 ans qui se marrent plus fort que les jeunes. J'ai toujours assumé ce côté « venez on va rire en “mifa” (famille) ! » puisque que c'est ce que je faisais quand j'étais petit, quand on allait au spectacle, c'était un moment familial formidable. J'ai envie de cela, que tout le monde puisse venir s'éclater.

S.M. : Votre humour est intergénérationnel et touche tous les publics...

K.A. : Oui, sur le premier spectacle c'était un public d’ados, mais je ne suis pas ce vieil ado, qui veut se raccrocher à ce qu'il a été. Dans le spectacle il n'y a pas « vous-vous rappelez de l'époque où je faisais des blagues sur les ados ? », au contraire j'ai une vision super adulte de tout ça. J'ai souvent l'impression d'être le seul adulte dans ma famille, mon père est un gamin, ma mère pareil, mes frères n'en parlons pas... J'ai bientôt 30 ans, je me pose des questions que je ne me posais pas avant. Je crois que c'est important pour les gens aujourd'hui d'entendre cela.

S.M. : Dans vos spectacles on sent toujours le poids l'attachement à votre famille. Est-ce que vous arrivez en grandissant à prendre un peu de recul ?

K.A. : Non et je ne veux pas en prendre. Pour moi la famille est primordiale. C'est le seul point commun entre tous mes spectacles, j’ai même une boîte de production qui s'appelle « my family ». J'ai la chance d'être entouré de personnages familiaux très forts, ce qui m'aide pour m'adresser à un public familial. C'est important de célébrer ça, de se rappeler que c'est une chance. On est dans une génération de plus en plus flippante où les mômes préfèrent regarder leur téléphone pendant des heures plutôt que de discuter avec leurs grands-parents. Moi je fais des vidéos sur Internet avec ma grand-mère, j'essaie de montrer aux gens qu'on peut avoir une relation de pote avec ses grands-parents. Mon grand-père est parti trop tôt et j'en parle pour que les jeunes réalisent qu'ils ont de la chance d'avoir le leur. Ce sont des messages auxquels je tiens et je n'ai pas envie de m'éloigner de ces sujets-là.

S.M. : C'est un très beau message. J'ai lu que vous vouliez devenir acteur dès l'âge de 7 ans et…

K.A. : Oui et c’est drôle car c’est la personne la plus âgée de ma famille qui m’a soutenu tout de suite. Tout le monde disait à mon grand-père « mais arrête de l'encourager, il n'a que 6 ans ». Lui a vu très tôt que ce n'était pas qu'un rêve d'enfant, c'était un vrai rêve. Il fallait que j'y arrive.

S.M. : Plus tard votre référence était Leonardo DiCaprio dans Titanic...

K.A. : Ouais totalement et encore une fois l'importance des moments familiaux… J'ai grandi avec la magie de Disney et un jour ma mère m'a dit « je vais t'emmener voir un film qui n'est pas un dessin animé » et là à 9 ans, quand tu te manges Titanic au Grand Rex à Paris, c'est un truc de malade ! Et quand je sors de là, je me dis « Ouais c'est ça que je veux faire ». Ma mère m'a dit « Ok, je vais t'inscrire au cours de théâtre, mais nous on ne connaît personne… » et mon père « Va falloir que tu t'accroches, ça va être dur ! ».

Kev Adams

 

S.M. : Comment en êtes-vous arrivés à la scène ?

K.A. : Par dépit. J’ai fait 200 000 castings, pour des pubs, des films, des téléfilms, des films d’entreprises et on me disait "non" pour tout. Le casting c'est très particulier, tu n’as pas de cadre, aucune idée de quoi le film parle et il faut que tu donnes un personnage. C'est un exercice super dur et après avoir échoué plus de 800 fois, je me suis dit soit j'arrête, soit j'essaie de prouver que j'ai du talent autrement. J'ai toujours aimé l'humour, j'ai toujours grandi avec des spectacles d’humour, donc vers 15-16 ans je me suis dit, "je vais arrêter d'avoir un texte imposé, quand ils verront que je l'ai fait marrer, ils vont se dire bah en fait il joue bien ce mec, il a un truc, s’il arrive à nous faire marrer c'est qu'il se passe quelque chose". Après une fois que tu te lances là-dedans, quand tu montes sur scène pour la première fois de ta vie à 15 ans et demi il se passe un truc dans ta tête qui est bouleversant, tu te dis que ce n'est pas du tout comme un casting, c'est un milliard de fois mieux, c'est trop stylé ! Et pourtant, je me rappellerai toute ma vie de ma première scène. J'avais 15 ans et demi, des potes de lycée font un concert de hard rock dans une cave et je fais leur première partie. Que des mecs de hard-rock qui ont du noir sous les yeux, les cheveux… Et moi je fais mon sketch de 15 minutes. Il a dû y avoir deux rire et encore je ne suis pas sûr que ce soit un rire c'est peut-être un mec qui toussait… Pourtant je sors de scène et je me dis "c'est ça que je veux faire" c’était génial !

S.M. : Aujourd’hui, qu’est-ce qui vous fait le plus kiffer ? La scène ou le cinéma et la télé ?

K.A. : Les deux me font énormément kiffer ! J’ai réellement besoin des deux. Maintenant si on me dit tu choisis ou tu meurs je choisis la scène. Parce que c'est trop fantastique d'être face aux gens, discuter, rencontrer, faire rire. Je ne changerai ça contre rien au monde, même si j’adore faire du cinéma, monter sur scène est un truc vraiment magique.

S.M. : Vous aimez parler de votre famille mais côté cœur, vous êtes en couple en ce moment ?

K.A. : Non pas en ce moment. Non, mais sait-on jamais ?

S.M. : Mais tout peut arriver...

K.A. : Si vous avez une Senior à me présenter, je suis chaud !

 

Propos recueillis par Arnaud Onnainty

 

SON ACTUALITÉ : Dates à retenir

- Mardi 26 novembre à 20h Le Liberté - Rennes (35)

- Mercredi 27 novembre à 20h Espace Carat - Angoulême (16)

- Jeudi 28 novembre à 20h Palio de Boulazac - Périgueux (24)

- Mercredi 4 décembre à 20h Dôme - Marseille (13)

- Jeudi 5 décembre à 20h Zénith - Montpellier (34)

- Samedi 21 décembre à 20h Arkéa Aréna de Floirac - Bordeaux (33)

 

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