Rencontre et interview avec l'artiste Charlélie Couture

  • Par Viens Lisa
  • Mise en ligne : 03 mars 2021
  • Mise à jour : 03 mars 2021

En quelques mots, Charlélie Couture est né le 26 février 1956 à Nancy. Ce papa de deux filles est artiste plasticien, écrivain, compositeur, photographe et chanteur français.

S.M. : Bonjour Charlélie Couture, déjà 23 albums, plus de 1 500 concerts dans le monde ! Où puisez-vous toute cette énergie et cette passion ?
C.C. : Je ne sais pas, mais ce qui est certain c’est que c’est là ! Et si ça ne sort pas, je suis comme une cocotte-minute dont le sifflet serait bloqué. Heureusement j’arrive à la transformer et la partager sur scène. J’ai toujours la même fringale de créer, d’exprimer ce que je ressens !
S.M. : Vous avez une actualité très riche, votre première biographie, un 24ème album…
C.C. : Effectivement, pour l’album qui aurait dû sortir au mois de mars, c’est un peu « la bande son », du livre. Il m’a incité à me poser des questions sur qui j’étais, ce que j’avais été…
S.M. : Et une tournée qui va être revisitée et avec des inédits... au final, vous êtes toujours aussi hyper actif ou vous êtes un stakhanovisme du travail ?
C.C. : Je me définit comme multiste pluridisciplinaire puisque je suis autant engagé pour ce que je fais dans le domaine de l’écriture, des arts visuels que la musique. Comme je l’explique souvent, une œuvre d’art c’est la conséquence d’un engagement, on sait rarement à quoi on va aboutir quand on commence. On sait juste à quel moment c’est finit. La seule chose qu’il faut, dans un premier temps c’est commencer et s’engager.
S.M. : Charlélie, beaucoup vous connaissent chanteur, peintre, mais il y a eu aussi des bandes originales de films, le cinéma était-il un rêve d’enfant pour vous ?
C.C. : Vous touchez du doigt quelque chose de très sensible en moi parce qu’effectivement au départ je voulais être metteur en scène. Je pensais pouvoir réunir ces différents modes d’expression, le son l’image et la littérature à travers le médium cinéma. Mes chansons ont toujours été assez cinématographiques, assez historiées on va dire. Pour ce qui est des bandes originales de films, il y en a eu 17 dont Tchao Pantin, mais le cinéma, c’est très prenant, il faut mettre beaucoup de choses de côté et ça je ne l’ai jamais accepté. Vous savez, j’ai une fille qui est aujourd’hui réalisatrice, une autre comédienne, j’ai vu les sacrifices qu’elles ont eu à faire, et il n’était pas question pour moi de mettre de côté cette pluridisciplinarité qui m’anime pour n’en plus faire qu’une seule à savoir le cinéma.
S.M. : Vous vous définissez comme un artiste multiste dites nous en plus…
C.C. :Je suis comme un tri athlète qui donne autant dans l’eau, sur sa bicyclette ou à la course à pied ; il doit se donner à fond dans chacune des disciplines. J’ai toujours eu ça en moi, j’ai fait les beaux-arts, j’ai commencé la musique très jeune et ma mère étant enseignante, les mots avaient de l’importance : J’ai refusé de choisir et j’ai continué à développer avec la même intensité, la même conviction ce que je faisais, dans chaque discipline. C’est ça le multisme.
S.M. : Parlez-nous de votre période américaine …
C.C. : Cette période a duré 15 ans ; dans un livre qui va paraître au mois de janvier qui s’appelle « New York Memories », je raconte à travers une quarantaine de textes, des souvenirs de ce que j’ai vécu à New York. J’ai vécu de la peinture, j’ai eu une galerie. Je me suis surtout consacré aux arts visuels. C’était la raison pour laquelle au fond je partais, cette étiquette « musicale », qui me plaisait certes, mais qui n’était qu’une partie de ce que je faisais. Pour autant on avait du mal à imaginer que j’avais le même engagement dans le domaine des arts plastiques. Et ça m’a fait beaucoup souffrir.
S.M. : Concernant les récompenses, on ne les compte plus, est-ce que ça vous touche ?
C.C. : On n’agit pas pour des récompenses. On agit et éventuellement on a des récompenses qui vous encourage à aller plus loin mais c’est tout. C’est plus important pour moi de continuer à avoir du public. La semaine dernière j’ai joué en Bretagne dans une salle qui malgré les restrictions était pleine et ça c’est la plus belle récompense qu’on puisse avoir.
S.M. : Vous êtes un artiste accompli, avez-vous encore des rêves inassouvis, des projets ?
C.C. :Accompli, jamais, non, non ! J’ai l’habitude de dire un homme arrivé est un homme fatigué, je n’ai pas le sentiment d’être arrivé, heureusement ! Pour ce qui est des projets, si j’en avais la possibilité, j’ai 3 disques que j’aimerais enregistrer, j’ai aussi 2 romans qui sont en route sur lesquels j’y reviens et puis ça s’interrompt ... J’ai pleins de choses. Je n’ai jamais fait de choses pour la danse, ça me tente... Mais je ne vis pas pour autant avec des regrets, je vis avec des choses vers lequel je tends.

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