Qu'en est-il de l'espérance de vie en 2018 ?

  • Par Héloïse Morée
  • Mise en ligne : 13 août 2018
  • Mise à jour : 13 août 2018

L’espérance de vie correspond à la probabilité d’années à vivre à compter de la naissance. Voyons de quelle manière les indicateurs ont bougé depuis 1968.

Évolution de l’espérance de vie dans les 50 dernières années

En 1968, les hommes avaient une espérance de vie de 67,8 ans tandis que celle des femmes était de 75,2 ans.

50 ans plus tard, l’espérance de vie a marqué une nette progression. En 2017, les hommes pouvaient ainsi espérer vivre jusqu’à 79,5 ans et les femmes jusqu’à 85,4 ans. Globalement, les deux sexes devraient donc vivre au moins 11 ans de plus qu’avant.

Une diminution de l’écart entre les hommes et les femmes

Même si l’espérance de vie des hommes et des femmes est plus élevée aujourd’hui, on constate une diminution de l’écart de 7,4 ans valable entre les sexes en 1968 puisque qu’aujourd’hui, les femmes affichent une espérance de vie supérieure de 5,9 ans à celle des hommes.   

Les facteurs influençant l’espérance de vie

De tout temps, l’espérance de vie a été fonction de multiples paramètres. Le contexte dans lequel vivent les gens détermine en grande partie le nombre d’années qu’ils peuvent espérer vivre.

Le niveau socioculturel entre tout d’abord en ligne de compte. Il a en effet été prouvé que les gens aisés vivaient jusqu’à 13 ans de plus que les plus modestes, qu’ils possèdent ou non un diplôme. Le chiffre le plus flagrant concerne les hommes. Les mieux lotis vivraient jusqu’à 84,4 ans et les plus défavorisés jusqu’à seulement 71,7 ans. Le fossé est moins important chez les femmes avec une différence de 8 ans entre ces deux catégories.

En étant plus confortables financièrement, les personnes peuvent davantage prendre soin de leur santé. 20 % des personnes les moins aisées renoncent en effet aux soins faute de moyens, tandis que cela concerne seulement 1% des plus favorisés.

On note également que les non-diplômés fument davantage que les diplômés, ce qui impacte leur santé.

À l’inverse, les problèmes de santé peuvent freiner la poursuite des études, l’investissement dans la vie active et l’évolution de la carrière professionnelle.

Les revenus ont également une incidence sur l’espérance de vie. Sur la base d’un niveau de vie de 1000 € par mois, il a été prouvé que seulement 100 € de plus par mois pouvaient augmenter l’espérance de vie de quasiment un an. Pour un niveau de vie d’environ 2000 € par mois, la différence chute à 2-3 mois.

Ici encore, on note la différence hommes/femmes. Les femmes ayant un niveau de vie inférieur à celui des hommes vivront quand même plus longtemps.

Les guerres, les épidémies et les catastrophes naturelles entraînent inévitablement une diminution de l’espérance de vie. À l’inverse, les progrès réalisés dans le domaine médical et sanitaire (vaccins, hygiène, alimentation) impactent positivement l’espérance de vie. Les progrès de la médecine ont effectivement réduit la mortalité des adultes et des personnes âgées. Toutefois, le développement des cancers ralentit les possibilités d’augmentation de la durée de vie.      

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